
Chaque année, la Maison Culturelle d’Ath et ses Compagnons de la Culture se mobilisent à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté.
En 2025, c’est autour d’un thème plus que jamais d’actualité — la sécurité sociale — que se sont rassemblés citoyens, étudiants, historiens et bénéficiaires pour échanger, apprendre et s’exprimer.
Dès le matin, les visiteurs ont pu plonger dans l’histoire de la sécurité sociale grâce à une exposition d’affiches commentée par Anne-Lise Delvaux et Renée Dresse du CARHOP (Centre d’Animation et de Recherche en Histoire Ouvrière et Populaire). L’idée des affiches est née de cette volonté de transmettre la mémoire des luttes sociales et de poursuivre l’engagement citoyen.
En parallèle, Ruée vers l’Art, le Centre d’Expression et de Créativité de la MCA, invitait les participants à créer des affiches mêlant collages et messages forts autour du logement, la nourriture, la solidarité, la protection, l’école, la collectivité, la santé… Des thèmes dont la plupart ne savaient pas qu’ils appartiennent à l’ensemblier Sécurité Sociale. De plus, ce support créatif permet de s’exprimer visuellement dans l’espace public sans dire un mot.
« Chaque affiche raconte une préoccupation forte du futur de la sécurité sociale, le choix entre manger ou se chauffer par exemple. J’ai été surpris par la force de chaque message », Stéphane, ancien bénéficiaire de L’Arbre à soi.
L’après-midi a été rythmée par des échanges conviviaux autour des mécanismes de la solidarité où chacun a pu partager ses réflexions, mais aussi ses frustrations, comme la répartition budgétaire. « Suite aux restrictions annoncées, il est possible que je tombe, moi aussi, dans la pauvreté, dans l’inconnu. Écouter, rencontrer, partager… c’est déjà une façon de se soutenir », témoigne Myriam, participante.
Comme chaque année, le repas partagé et le café-papote ont prolongé les discussions et préoccupations dans la convivialité.
Une journée à la fois informative, créative et profondément solidaire.
Et en amont ?
Cette journée n’aurait pas été possible sans l’engagement des Compagnons de la Culture, qui depuis janvier s’investissent dans chaque étape : recherches, rencontres, organisation des ateliers. Face aux restrictions budgétaires annoncées, ils ont voulu rappeler que des générations se sont battues pour acquérir ces droits. Thérèse-Marie, Compagnon de la Culture depuis quatre ans, résume :
« Chaque Compagnon a apporté sa pierre à l’édifice. Nos buts étaient d’éveiller les consciences, d’expliquer les enjeux et de raconter un peu d’Histoire. Avec peu de moyens, on peut dire beaucoup de choses ! »




