« À 13 ans, avec l’arrivée des premières règles, te voilà femme ma fille ! Mais alors, que suis-je devenue lorsque mes règles se sont arrêtées à la ménopause ? »
« Un monstre, un paria ? Ou bien une grande malade, condamnée à souffrir à jamais d’une carence hormonale et de ses terrifiants symptômes ? Une chose est certaine, je suis éjectée du marché : celui de la reproduction et celui de la bonne meuf ! »
À travers son parcours d’adolescente et de femme, Judith Spronck nous raconte ce qu’elle a compris de la construction sociale de la femme ménopausée. Et vous (re)découvrirez avec elle que bien avant d’être ménopausée la femme est déjà perçue comme anormale dans un système patriarcal où le masculin est l’universel.
Ce sera donc une histoire d’horreur… Et même une histoire de vampires ! « Mais comme je n’ai plus de sang à lui donner, je ne laisserai certainement pas le monstre médical, patriarcal, capitaliste et âgiste gouverner ! »
Il parait que l’on devient irritable à la ménopause… C’est faux, on est en colère ! Une bonne grosse saine colère qui envoie valdinguer les injonctions et la peur de déplaire.
Pour compléter l’expérience, le mercredi 04 mars, nous vous proposons des ateliers/animations autour de la thématique de la conférence gesticulée.
– De 18h à 19h30 (avant la conférence) Soralia vous propose de participer au jeu MénoFolie’s
Gratuit mais sur réservation en cliquant ici ou par mail.
On dit souvent que la ménopause, c’est “une étape à traverser”. Et si on la traversait… littéralement ?
C’est le pari du jeu Méno Folie’s, un jeu de plateau informatif et ludo-pédagogique imaginé par Soralia, mouvement féministe et solidaire engagé pour l’émancipation des femmes.
– À l’issue de la conférence gesticulée de Judith Spronck, Soralia vous propose 2 ateliers (30-45 min)
- Un cercle de parole pour débriefer la conférence
- Un Atelier « création d’éventails »
Parce qu’on en a marre qu’on réduise la ménopause à une histoire de sueur et de silence, on t’invite à te réapproprier l’objet cliché : l’éventail.
Mais ici, on ne fait pas que le décorer — on le détourne, on le transforme, on le fait parler.
Un éventail à écrire, à dire, à oser.
Pas juste pour s’aérer, mais pour s’affirmer.
Un support à messages, à cris doux, à vérités qu’on ne plie plus.