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août 21, 2019 |
CAR | 

Cie Rase-Bitume

Résidence du 30.09 au 6.10.2019 pour la création de Le monde en soi

Théâtre de Rue déambulatoire

Note d’intention :

Le monde en soi, un solo déambulatoire au féminin qui utilise la ville comme carte mentale. Ce spectacle, aussi poétique que rageur et burlesque, raconte l'errance d'une femme et ses questionnements sur comment trouver sa place, en tant qu'être social et en tant que femme ? Où est passé notre enfant intérieur ? Que faire du monstre qui sommeille en nous ?

La mise en scène utilise l’espace public comme scénographie métaphorique et la ville devient un labyrinthe symbolique dans lequel le personnage, Mélanie, cherche sa route, sa voie de femme. Une ode à la folie douce au quotidien comme remède à la normalité.

Présentation de la compagnie :

La Cie Rase-Bitume est une compagnie lilloise nouvellement créée autour de l'envie de fabriquer des spectacles pour et avec l'espace public, dans une logique d'exploration de la ville comme espace symbolique. 2 projets de création sont en cours de réflexion et/ou de développement : Deuxième tour qui questionne la place du citoyen dans la cité et, surtout dans l'immédiat, Le monde en soi.

Marjorie Neau (Cie Off, Le Vent du Riatt, Le Monde des barons perchés) travaille avec Grégory Cinus (Cie Les Tambours Battants, La Barraca’Zem) pour l’aider à mettre en forme son projet. Une vraie création en binôme.

 

Après avoir créé leur premier spectacle Le monde en soi pour la salle, Marjorie et Gregory l’adaptent pour la rue. Ils étaient en résidence au CAR pour débuter ce spectacle où le corps et l’espace public se mêlent pour ne former plus qu’un. Où l’on prend conscience de son être intérieur… sans débourser un sou chez le psy !

Comment allez-vous faire évoluer le projet ?

Grégory : On aimerait creuser le personnage principal, Mélanie. Sur le reste, tout est à refaire. De plus, nous avons un travail d’écriture pour et avec l’espace public, puisqu’on utilisera la ville comme une métaphore de l’histoire. D’un côté, on cherche comment s’appuyer sur l’espace urbain pour la narration et d’un autre, ce sont parfois les endroits que l’on traverse qui nous inspirent.

Le spectacle devra donc pouvoir s’adapter aux villes dans lesquelles vous jouerez…

Marjorie : Le but n’est pas de réécrire une version complète pour chaque ville : ça nous demanderait une charge de travail trop importante. Il y aura une trame écrite, où il nous sera aussi possible d’y intégrer quelques spécificités de la commune. Mais nous voulons plutôt nous appuyer sur des aspects urbains qu’on retrouve dans chacune.

G : L’idée est d’utiliser la ville brute avec ses éléments existants. Quand on y pense, ça représente quand même le pus gros décor de l’histoire du théâtre (rires) ! Il y aura sans doute quelques accessoires, mais surtout un travail sonore pour l’ensemble du spectacle. On aimerait désormais qu’en étant dans la ville, on soit aussi dans la tête de Mélanie. Avec des moments où l’on entendrait des voix qui résonnent dans les murs par exemple.

Et le public dans tout ça ?

M : On aimerait que le public soit vraiment pris dans la quête de Mélanie. Que la déambulation soit fluide, où il se passera toujours quelque chose, qu’on soit arrêtés quelque part ou en déplacement.

G : Après, je dirais que le public est acteur, dans le sens où le personnage s’y adresse directement, il n’y a pas de distanciation entre les deux. Il y a aussi un travail sur le rythme, le public ne se déplacera pas toujours de la même manière.

À travers Le monde en soi, quel message voulez-vous transmettre ?

G : On aimerait proposer un voyage. Déjà un voyage urbain : découvrir la ville autrement et voir ses aspects et recoins insoupçonnés. Et puis, un voyage émotionnel. On espère aussi que les gens vont se reconnaître à un moment ou un autre dans l’histoire ou dans le personnage.

M : Oui, le spectateur fera ses propres échos. On aimerait qu’il ressorte avec des questionnements... Une fois, sur la forme fixe du spectacle, un spectateur m’a dit « oh la la, c’est pire qu’une séance de psy ton spectacle ! » (rires).

De quelle manière travaillez-vous ensemble ?

G : Souvent l’impulsion d’un projet vient du metteur en scène, ici, c’est Marjorie qui a eu l’idée. Je suis venu l’aider à mettre en scène son spectacle, pour finalement me sentir très impliqué. Actuellement, on se répond l’un à l’autre comme au ping-pong. J’essaie de comprendre ce que Marjorie veut faire, je lui fais des propositions, elle s’en empare, je rebondis…

Un retour sur votre semaine au CAR ?

M : On est super contents d’être là, au cœur de la ville, de pouvoir facilement sortir. Le lieu est chouette, super accueil, là-dessus rien à dire. C’était vraiment bien de commencer la saison avec cette première résidence. Pouvoir explorer, et repartir avec de nouvelles matières et des questionnements. On a aussi filmé et pris des photos, donc on repart aussi avec des outils de communication.

G : C’est enthousiasmant pour la suite. C’est quand même un confort de dormir sur place, d’être complètement autonomes. On peut travailler comme et quand on veut.

M : Par contre, on a fait peur à quelques personnes dans Ath après avoir travaillé deux jours d’affilée dans le même quartier (rires) ! C’est ça qui est intéressant aussi en répétant directement sur le terrain, les gens s’interpellent.

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