0    

RETOUR
avril 20, 2020 |
CAR | 

Cie Compost

Résidence du 8 au 19.06.2019 pour la création de Big Bang ou L’appel de la nature. 

Théâtre de Rue

Déjà venue en résidence du 2 au 6.09 et du 21 au 24.10.2019 / Présentation : 06.09.19

Note d’intention :

Après avoir créé Eterrenel et Les Contes du Coquelicot, la Compagnie Compost s’engage sur la création d’un troisième spectacle au titre provisoire Big Bang ou L’appel de la nature

Big Bang se veut être un spectacle de rue qui propose, avec humour, les points de vue spectaculaire, écologique, psychologique et sociologique sur le sujet de l’excrément. 

Les artistes souhaitent comprendre cette substance qui sort de nous, et de tous les animaux, comme un principe unificateur entre tous les êtres vivants depuis nos origines. 

Leur recherche est de mettre en scène, d’une manière théâtrale, visuelle et sonore ce que la « merde » nous apprend de nos modes de vie, notre évolution, nos croyances et l’écologie.

Présentation de la compagnie :

La Compagnie Compost, co-dirigée par Nathalie Gillet et Tom Mannaerts, est née de la création du spectacle Eterrenel, en 2014.
Les deux artistes, issus de la Flandre et de la Wallonie, se sont rencontrés lors de leur formation de théâtre à La Kleine Akademie. Ils compostent ce bagage et leur multiples autres formations et expériences (marionnette, anthropologie, agriculture, animation nature, pédagogie, ...) pour proposer un théâtre qui interpelle l’homme et sa relation avec son environnement.
Ensemble, ils travaillent sur la poétique des sens et recherchent la relation entre le langage sensoriel et la création théâtrale.

https://www.ciecompost.org/

Nathalie et Tom sont venus écrire leur nouveau duo lors de deux résidences au CAR. Un spectacle qui rappelle à l’Homme qu’il n’est pas seul au monde et que, comme tous les mammifères… il fait caca. Ils comptent bien balayer les tabous, à coups d’humour et de poésie.

Où en êtes-vous dans le projet ?

Nathalie : Après avoir bien réfléchi sur la thématique, on est à la fin de l’écriture. On a déjà testé une première partie du spectacle lors d’un RenCARt à Ath. Pour cette nouvelle résidence, on s’est plongés dans l’écriture de la deuxième partie.

Tom : À partir de l’année prochaine, on entre dans la création pure, avec la musique, les costumes, un décor mieux défini… L’étape de travail nous a confirmé que l’entrée en matière qu’on a choisie est la bonne. Et ça nous a servi de piste de lancement pour le cadre du spectacle et y intégrer tout ce qu’on voulait explorer.

N : L’échange avec le public, après la présentation, a été très intéressant. On a senti qu’on avait l’autorisation de plonger dans le sujet, et même y aller avec plus d’audace pour la suite.

Un sujet comme ça, ça ne s’invente pas…

N : Ce sujet… de « l’excrément » tu veux dire, appelons la chose par la chose (rires). Pour toutes nos créations, nous voulons parler des éléments de la nature, revaloriser des choses qui ont été perdues de vue ou considérées comme sales. Ici, le sujet est notre prétexte pour relier l’Homme aux autres mammifères et ce vaste cycle de la nature dont il fait partie… chose qu’on a tendance à oublier.

T : C’est un sujet qui a intrigué beaucoup d’artistes, on a lu des bouquins et on est allés visiter des expositions. On a aussi récolté des témoignages de personnes… et ça intrigue tout le monde, c’est succulent !

N : On s’est informés tant sur l’histoire de la toilette que sur la digestion, la matière organique, la manière de gérer les excréments dans les différentes cultures et l’impact écologique. Mais notre objectif à travers ce spectacle n’est pas pédagogique. Il est de faire rire et d’éveiller des émotions. On aimerait susciter un émerveillement pour cette « chose », qui, à la base, n’émerveille pas grand monde ! Cela pourrait peut-être être aussi un bon support artistique pour introduire un échange, avec une association qui travaille le compostage, par exemple.

Quelle est la mission des agents de transits professionnels que vous incarnez dans le spectacle ? 

N : Nous sommes là pour faciliter le transit de chacun, pour qu’il puisse vivre son moment de délestage de la façon la plus aisée et consciente possible… Et ce à tous les niveaux : de la bouche, à travers le tube digestif, à la cuvette, et jusqu’à la transformation de la matière qui donne naissance à autre chose.

T: Il y a au moins une personne qui sera acteur, parce qu’il sera l’élu pour monter sur le trône. Il y a aussi des moments où on va dans le public pour l’examiner ou lui demander un chant d’encouragement... Quand on répète, c’est difficile de s’imaginer comment il va agir, d’où l’importance des présentations d’étapes de travail.

N : Le public devient un partenaire de jeu, il apporte de la matière au spectacle et c’est très réjouissant pour nous.

Après avoir séjourné au CAR pendant deux résidences, que pensez-vous du lieu ?

N : Génial, c’est très agréable de pouvoir dormir ici. On est dans une bulle, on se déconnecte de notre quotidien et donc on est hyper concentrés sur notre travail. On a des surgissements d’idées qui apparaissent en fin d’après-midi, qu’on peut travailler juste après.

T : C’est le paradis. On aime être au cœur de cette ville, on sent qu’elle vit. Les gens avec qui on a eu des contacts étaient super sympas et assez spontanés. On sent que le spectacle a sa place dans cette ville, il y a quelque chose… plus que dans une autre ville wallonne.

N : On se sent de plus en plus accueilli et accompagné par la MCA. On nous propose la présentation d’étape de travail, cette interview… c’est porteur pour nous de sentir que l’on suit notre projet.

juil. 17, 2020 |

Comment nous aider en cette période difficile ? Venez avec vos bulles !
+ rappel des mesures sanitaires

juin 23, 2020 |

Quand la culture fait sa tournée… et propose des activités rassembleuses au sein des villages durant tout l’été.

juin 22, 2020 |

Un programme d'activités variées et pour tous les âges durant tout l'été !


Toutes les news


Nos téléchargements

    CineETE