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mars 8, 2021 |
CAR | 

Compagnie Hic

Résidence du 19 au 23.04.2021 pour la création de Buvez-moi. Présentation d’étape de travail pour les PROS : 23.04.2021 à 15h

Jonglerie/flair, clown

© Ben Li Picture
Sélectionnée dans le cadre du Tremplin 2020, cette résidence s’inscrit dans le prolongement de l’accompagnement des jeunes artistes participant au festival des Arts de la Rue athois. Déjà venue en résidence au CAR du 17 au 23.06.2019  

Note d’intention :

Ce projet relie deux mondes séparés : celui du Flair (jonglerie bouteille shaker) et celui du cirque. Ce solo veut déconstruire les idées reçues, effacer les codes et amener au-devant de la scène la possibilité de mêler cette discipline à une trame, à une histoire et à du jeu clownesque. Buvez-moi interroge la notion de séduction. Son message est simple et universel : donner de l’amour et pourquoi pas en recevoir en retour.

Présentation de la compagnie :

Hélène Maeck a étudié à l’École de Cirque de Bruxelles. C’est là qu’elle a été initiée au Flair par un de ses professeurs… et a poursuivi cette technique en se formant à Phuket. C’est par le conseil d’un membre du jury de gommer son côté clownesque, en gagnant la compétition de clôture, que ce spectacle a vu le jour.

www.facebook.com/pg/Buvez-moi-413955319155599

Grâce à son professeur, Hélène Maeck tombe amoureuse du flair bartending (ou jonglerie de bar). Cette technique permet de réaliser des cocktails de façon acrobatique et artistique en jonglant avec des bouteilles, shakers et verres. Elle nous raconte comment elle a choisi de mêler cette discipline à celle du cirque, un pari osé !

Le flair n’est pas une discipline très répandue dans les arts de la rue, comment as-tu découvert ce milieu ?

À l’École du Cirque de Bruxelles, notre professeur de jonglerie nous a initiés au flair lors d’un cours. J’en suis devenue folle et j’ai commencé à me former.

Cette discipline n’est pas du tout courante dans le cirque, ni même chez les femmes, mais est plutôt liée au milieu de la compétition. Et je trouve ça triste que cela reste un milieu très fermé.

Il y a deux ans, j’ai suivi une formation à Phuket et j’ai gagné la compétition de clôture. L’un des membres du jury m’a félicité, mais m’a conseillé de gommer mon côté clownesque si je voulais me lancer là-dedans. De là m’est venue l’idée de jumeler ces deux mondes que sont le cirque et le flair.

Comment es-tu arrivée jusqu’au CAR ?

J’étais venue voir la compagnie Sara Flo lors de sa présentation d’étape de travail. En entrant dans ce lieu, j’ai ressenti une atmosphère qui se prête réellement à la création et à la concentration.

J’avais déjà fait des résidences de quelques jours ailleurs. Je m’entraine aussi beaucoup dans les parcs avec les bouteilles en verre, pour éviter qu’elles n’explosent par terre… C’est une chance de pouvoir être en résidence ici, pendant une semaine, à dormir sur place, dans un cadre magnifique en plus !

Et qu’est-ce que tu attendais de cette résidence ?

J’ai commencé à créer ce spectacle il y a plus de deux ans. Je l’ai joué trois fois, avant de partir pour un long voyage où j’ai tout lâché. En revenant, j’ai pris du temps pour réfléchir et j’ai décidé de rester. Je me suis alors donné l’objectif de travailler ce solo pour trouver sa forme.

Le but de cette résidence était de continuer le travail que j’ai fait à la Maison des Cultures. J’aimerais vraiment aussi adapter le spectacle pour la rue et me produire dans des festivals, devant un public averti.

Pourquoi se lancer le pari de réaliser seule un spectacle ?

Ça fait une dizaine d’années que je me forme aux Arts de la Scène, et j’ai toujours joué en groupe. J’avais envie de me produire seule, de réaliser mes propres créations, et d’allier toutes ces disciplines que j’ai travaillées : body percussion, beatbox, théâtre, flair…

Je me rends compte que j’aurais dû demander à des personnes extérieures de venir m’aider. Le public m’aide aussi beaucoup à chacune de mes prestations : des choses émergent et me font réaliser que des parties fonctionnent, d’autres pas… c’est un peu comme un crash test à chaque fois ! Évidemment, la trame du spectacle est bien ancrée, mais je me permets de changer un peu quand je le sens, ou plutôt quand le personnage le sent.

Le mot de la fin…

Ce spectacle, c’est un moment hyper léger, où tu peux juste te marrer. Mon personnage a soif d’amour, et il en donne aussi beaucoup au public. Une amie m’a dit que ce n’était pas un solo, mais plutôt un collectif avec le public… et j’ai trouvé ça très beau.

Je souhaite que ce projet fonctionne, et j’espère pouvoir jouer comme une dingue tout l’été prochain !

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