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juin 21, 2019 |
CAR | 

Cie Legoboum

Résidence du 25.02 au 03.03 et du 22 au 30.07.2019 pour la création de CombadegoPrésentation d’étape de travail : 26.07.2019 à 18h

Théâtre de Rue et cirque de la langue

Un.e Street P.I.Z

Cette résidence s’inscrit dans la volonté d’accompagnement des jeunes artistes.

Note d’intention :

Combadego met en scène un chien qui voudrait être son Propre-Maître, mais qui ne peut lutter contre le fait qu’il est un chien. Il se demande alors s’il ne pourrait pas être son Propre-Chien. Fort de cette intuition, il prend son maître au piège de son désir de rester maître.

À l’endroit où il y a un.e Street P.I.Z s’établit une Zone d’Intervention Poétique, dans l’espace public. Une brèche s’ouvre et crée une discontinuité dans le fil du quotidien. Un.e Street P.I.Z a donc la vocation d’observer et de rendre poétiquement compte de la manière dont les superstructures dans lesquelles nous nous inscrivons, influencent nos mécanismes internes. Ici, Combadego, se demande comment le conditionnement à vivre dans des structures hiérarchisées se manifeste à l’intérieur même de nous.

Présentation de la compagnie :

Suite à son travail de fin d’études au Conservatoire royal de Mons - Arts2, Emma Pourcheron, dit Poema, a souhaité prolonger son projet et le mettre réellement sur pied, avec ces quatre acolytes ; Irène, Marie, Florian et Leïla. Elle a également obtenu la bourse d’écriture Claude Étienne.

Après avoir retravaillé le texte, l’histoire comporte dorénavant un cinquième personnage. Comme Poema a pris ce rôle, il lui était difficile de mettre en scène. Les artistes ont donc fait appel à Mickaël en tant que regard extérieur.

https://legoboum.hotglue.me

La cie Legoboum venue deux semaines en résidence au CAR, a eu l’opportunité de présenter une étape de travail de son tout premier spectacle Combadego. On les retrouve à chaud, juste après la prestation, pour parler de cirque de langue, de chien et de striptease… ou plutôt de street P.I.Z., on ne sait plus…

Poema a écrit le texte de base : la parole d’un chien portée de manière chorale par quatre acteurs, et vous avez poursuivi la création de manière collective. Comment avez-vous procédé ?

L. : Au fur et à mesure, on a retravaillé le texte ensemble en plateau, et Poema aussi de son côté. Ça a été un échange assez chouette entre l’auteure et le plateau. Et c’est pour moi une des joies de ce projet : tout est mouvant et on construit tout ensemble.

P. : De plus, dans l’équipe, il y a deux musiciens et deux danseuses, ce qui influe la manière dont la forme se met en place.

Que signifie le titre Combadego ?

P. : J’ai l’impression, et j’aime ça, que je ne peux pas intégralement expliquer le titre. Mais cela évoque un questionnement : est-ce qu’on choisit sa place en fonction d’une nécessité ou d’une idée ? Et je pense que, dans cette histoire, il y a un chien et un maître, et c’est le chien qui donne une leçon au maître. L’intérêt de mettre « combat d’ego » en un mot, c’est qu’on l’approche plus avec le son qu’avec le sens.

Le spectacle est une street P.I.Z… Pouvez-vous nous éclairer ?

P. : P.I.Z. signifie Poetic Intervention Zone. Ça veut dire que l’endroit où l’on joue est une zone dans laquelle on ouvre une brèche, où on se laisse voir... comme dans un striptease !

L. : Poema voulait que la forme du spectacle soit une sorte de bombe poétique : on allume la mèche au début et elle se consume tout au long de la représentation. Comment est-ce qu’avec les mots on peut avoir un impact sur le public qui soit aussi fort qu’en faisant du cirque ? C’est ce qu’on appelle du cirque de la langue.

Vous venez de présenter une étape de travail. Comment l'avez-vous appréhendé ?

P. : En fait, on est en milieu de résidence donc la zone rationnelle de l’esprit se disait : nous sommes en toute humilité au milieu de notre tranche de travail et nous montrons où nous en sommes. Mais ça ne m’a pas empêché d’être stressée !

L. : J’ai senti qu’on avait une grande écoute du public. Une attention qu’on n’aura probablement pas en rue. On doit encore réfléchir comment avoir autant d’impact sur le public, quand il ne sera plus assis sur une chaise dans une salle. C’est aussi toujours agréable d’avoir des yeux à qui montrer notre travail. Tout d’un coup, tout prend sens : tu vois ce qui fonctionne, et ce qu’il y a encore à travailler.

Que pensez-vous du CAR, après votre semaine de résidence ?

Irène : Cette résidence nous a permis de travailler la journée et en soirée, parfois de divaguer sur le sujet, parfois de trouver le sens des choses. Après avoir travaillé, on en parle et on se rend compte qu’il faut faire un changement. Et le lendemain, on peut tester directement celui-ci. Et ça, c’est quelque chose qui appartient à la résidence. C’est épuisant, mais aussi très enrichissant.

P. : J’avais déjà passé une petite semaine ici, et c’est de la bombe.

L. : Je pense que c’est la première fois qu’on avait des conditions aussi pro. Quand on a déjà eu un terrain nu pour lieu de création, ça fait du bien d’être dans un endroit vraiment fait pour ça, et où on peut dormir, manger… et tout infuse : même en-dehors des séances de création, on sent que les conversations influencent le travail.

Mickaël : C’est beau de voir qu’une institution donne les moyens à une jeune compagnie de pouvoir tester toutes ses limites, artistiques et organisationnelles. Cela permet de donner des bases solides à son premier projet.

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