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sept. 12, 2019 |
CAR | 

Cie Cirqu'en Choc

Résidence du 24 au 28.06 et du 11 au 15.11.2019 pour la création de  Gnoko Bok. Présentation d’étape de travail : 15.11.2019 à 18h

Cirque contemporain

En wolof au Sénégal, Gnoko Bok signifie « plaisir partagé, on est ensemble ».

Il y a 5 ans, Tania Simili est venue en résidence et a joué aux Sortilèges, dans le cadre du Tremplin, avec sa Compagnie-To-Pia et leur premier spectacle « Interférences ». Cette fois-ci, elle nous revient avec une autre compagnie et un nouveau projet…

Note d’intention :

Après leur spectacle « Scintilla » sur les droits humains, la nouvelle création parle d’identité, de racisme, de différence, mêlant peinture sur corps, jeu de masques, clown, fil de fer, disciplines aériennes, danse et portés acrobatiques.

Suite à une tournée au Sénégal, l’envie d’avoir une histoire pour sous-traiter leurs questionnements sur le racisme a été à l’origine de l’écriture d’un conte.

Le lieu de naissance, le passeport, la couleur de peau, la religion, les différences physiques, le genre, l’orientation sexuelle... tout est sujet à préjugés et discriminations et conditionne la place de chacun.e dans notre société. « Gnoko Bok » est un appel, un rappel, c’est dénoncer l’hypocrisie, arrêter de faire semblant que tout va bien. À l’image d’un chantier (scénographie envisagée), tout est à questionner, dessiner, redessiner. Ensemble. Rien n’est acquis, tout est à (re)construire, nous devons tous œuvrer avec nos propres outils pour le maintien du bien-vivre ensemble.

Le tout, dans une esthétique poético-burlesque et bien sûr avec de l’humour et du second degré. Appeler le public à réfléchir avec elles, expérimenter pour mieux ressentir. Rire enfin, ensemble, des absurdités du racisme.

Présentation de la compagnie :

Formées à la FLIC et enseignantes en Arts du Cirque, Tania Simili et Estelle Borel fondent la compagnie en 2009. Estelle en est la directrice artistique. Tandis que Tania, en parallèle, crée également la Cie To-Pia, en 2014. Également, elle cofonde en 2016 la Cie Courant de Cirque.

La Cie Cirqu’en Choc est une compagnie de nouveau cirque suisse qui présente des créations originales contemporaines, des spectacles de rue et animations évènementielles sur mesure.

Elle travaille avec sept artistes, répartis sur trois créations. Mêlant cirque, danse et théâtre, les créations sont modernes et accessibles à tous. L’humour, la beauté du geste et les sujets abordés dans ses créations en font une compagnie engagée et pertinente qui ne demande qu’à évoluer.

www.cirquenchoc.com

Réunies par leur amour du chocolat, Estelle et Tania remettent le couvert. Après une tournée au Sénégal, elles ont un nouveau projet en duo qui se veut plus engagé, sur les traces des racines africaines.

De quoi vous inspirez-vous pour ce nouveau projet ?

Tania : On a fait beaucoup de recherches et de lectures par rapport à notre thématique. Il y a une philosophe et journaliste allemande qui nous inspire. Elle a écrit une phrase : « Je cherche quelle force poétique, quel biais littéraire permet de résister efficacement à la violence. »

Estelle : Après avoir voyagé en Afrique et en voyant ce qu’il se passe en Europe en ce moment, on avait la nécessité de faire quelque chose d’un peu plus engagé. On aimerait inviter le public à regarder autour de lui, voir que tout le monde ne va pas forcément aussi bien, qu’il y a peut-être un moyen d’agir. Et dire aussi à ceux qui se sentent exclus ou seuls que nous avons conscience de ce qu’ils vivent, et on va faire ce qu’on peut pour les aider.

Notre spectacle est une sorte de piqûre de rappel pour redire aux gens que le travail pour un bien vivre ensemble n’est pas fini. On l’a appelé Gnoko Bok qui, en Wolof au Sénégal, veut dire « le plaisir est partagé, on est ensemble, merci ». C’est un message de paix et qui rassemble.

Vous avez écrit un conte par rapport à votre thématique. Comment envisagez-vous de l’exploiter ?

E. : On s’en inspire, sans le raconter en entier, pour avoir une porte d’entrée un peu plus poétique et moins terre à terre. Ça nous permet de parler de sujets sensibles, sans tomber dans le discours moralisateur et culpabilisant. Et permettre au public d’avoir sa propre lecture sans qu’on donne une vérité absolue.

Quelles techniques explorez-vous ?

T. : Principalement le fil de fer et le mât chinois. On fait construire une structure sur mesure pouvant être transportée facilement partout. On a également du masque, du main à main, de la danse… Comme matière sonore, on a des lectures de textes, des témoignages, des enregistrements.

Pourquoi être venues en résidence au CAR ?

T. : J’ai voulu faire découvrir ce lieu à Estelle. Je suis venue au CAR, après ma sortie d’école, quand j’ai lancé un projet pour la rue avec des amis en Belgique. C’est un chouette lieu où tout est à disposition, et où on peut profiter de la salle nuit et jour. J’ai aussi participé au festival, dans le cadre du Tremplin. J’en garde un super souvenir.

E. : L’avantage, c’est qu’on est proches de tout, c’est hyper pratique. On dort à côté de la salle : tu te lèves et hop tu vas sur le fil ! En Suisse, on a très peu de lieux de résidence et d’accueil pour du cirque ou des arts de la rue… Et souvent, ils sont assez fréquentés. Et puis, ça fait du sens si Tania est en Belgique et moi en Suisse, de faire des choses dans les deux pays.

Un dernier mot ?

T. : Merci !

E. : Carrément, merci de nous accueillir parce que c’est une chance pour notre projet. Merci d’être si présents et aux petits soins. De nous accueillir deux fois en plus, on se réjouit déjà de revenir en novembre prochain.

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