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févr. 28, 2019 |
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Que pensent les adultes de demain de notre système électoral ?

Dans le cadre de notre campagne Jeunes et Citoyens menée dans les écoles de l’entité, les 5e et 6e secondaires ont participé à une expérience théâtrale particulière...  


Le 24 janvier, ils ont assisté à Fight Night, un spectacle interactif mettant à l’épreuve notre système de vote. Pièce que les jeunes ont jugée à la fois caricaturale et pourtant fidèle à ce qu’ils connaissent ou imaginent de notre société démocratique et dans laquelle, ils bénéficieront bientôt d’une « voix ».

Avec Infor Jeunes, nous avons récolté leurs avis à chaud après la représentation, puis dans trois classes la semaine suivante.

Nombre d’entre eux questionnent le système et envisagent qu’il évolue. Mais ils craignent une révolution violente et menant vers l’inconnu. Certains considèrent que les citoyens ne sont pas compétents pour se diriger eux-mêmes, que la politique doit rester un métier. Les autres souhaitent voter plus régulièrement pour des propositions précises et non des représentants.

Sans en arriver à des alternatives abouties, les jeunes critiquent le suffrage actuel ne prenant en compte qu’une majorité, mathématiquement légitime, mais sans nuance, dont ils se méfient à cause des phénomènes de masse. L’offre des candidats n’est pas jugée suffisamment diversifiée pour être réellement représentative : les choix sont fermés.

Hormis quelques exceptions, les jeunes se sentent éloignés du politique. D’abord parce que vu leur âge, ils ne se sentent ni impliqués ni pris au sérieux (ex. : réponses condescendantes des politiques suite aux manifestations estudiantines pour le climat). Ensuite, cette distance s’expliquerait par la différence entre leur mode de vie et celui des politiques (écart de salaire, statut, apparence, immunité juridique, etc.), jugés déconnectés des problèmes réels du peuple. Ce problème d’identification irait jusqu’à discréditer les discours adressés aux jeunes. Discours souvent jugés incompréhensibles, hypocrites ou peu intéressants… 

Ils rappellent qu’ils sont l’avenir du monde et que par conséquent, la politique devrait les concerner plus que les aînés… Jetés brusquement dans « la vie d’adulte » (vote, fiscalité, etc.), ils déplorent un manque d’information vulgarisée et accessible, à l’école et ailleurs, quant au fonctionnement du système belge, du vote et quant au contenu des programmes (et ce qui les différencie). Ils réclament plus de consultations et d’échanges avec les élus durant leur mandat, plus de transparence budgétaire et de suivi sur les dossiers présentés pendant les campagnes électorales.

Même si le manque de confiance envers le politique est particulièrement présent chez cette jeune génération, qu’on se rassure ! Certains identifient d’autres leviers pour se faire entendre : les manifestations pacifiques, les pétitions, l’expression libre sur les réseaux sociaux, l’implication dans une ONG… Et l’actualité nous dit qu’ils s’en emparent déjà, et ce, en usant de beaucoup de créativité !

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