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déc. 21, 2018 |
CAR | 

Cie des Chaussons Rouges

Résidence du 23 au 27.01.2019 pour la création de « Nadir » (titre provisoire) 

Funambulisme

La compagnie a joué au festival « Sortilèges, Rue & Vous ! », une fois dans le cadre du Tremplin, et une autre fois avec « Hircus » en 2017. Déjà venues en résidence, les artistes reviennent au CAR pour travailler sur leur dernier spectacle.

Note d’intention :

Fidèles à la marque de la cie, les artistes pensent à un spectacle chorégraphique sur le fil. Ils aimeraient explorer la verticalité, d’où le titre provisoire « Nadir » (mot d’origine arabe qui désigne, en opposition au zénith, le point de la sphère céleste représentatif de la direction verticale descendante). Aussi, travailler autour de tableaux visuels et de collaborer avec des artistes plasticiens comme aide à la mise en scène.

Le spectacle sera créé et interprété par les deux fondatrices de la compagnie et Léo Schemmel, funambule qui souhaite les rejoindre. 

Présentation de la compagnie :

Créée à Bruxelles en 2012 par Audrey Bossuyt et Marta Lodoli, la cie des Chaussons Rouges est une compagnie de femmes funambules et fildeféristes qui se retrouvent pour explorer de nouvelles façons d’exploiter les agrès du funambule. Le questionnement sur le funambulisme traditionnel les porte à inventer de nouvelles façons d’utiliser le balancier et d’exploiter l’espace du fil. Elles inventent et développent un langage corporel personnel, organique et cohérent avec la dramaturgie des spectacles. Les images suggèrent des histoires dont la lecture est laissée libre aux spectateurs. Le public est ainsi amené à vivre une expérience sensorielle, celle de l’instant présent et de l’imaginaire du vertige.

http://ciedeschaussonsrouge.wixsite.com/leschaussonsrouges

 

La Compagnie des Chaussons Rouges revient au CAR, cette fois-ci, pour une résidence d’écriture et de recherche de leur spectacle « Nadir ». Audrey Bossuyt et Marta Lodoli ont fondé cette compagnie de femmes funambules et fildeféristes. Pour cette nouvelle création, elles accueillent Léo Schemmel.

Vous êtes des habituées de Sortilèges. La 1re fois que vous avez participé au festival, c’était dans le cadre du Tremplin.

Marta : Notre participation au Tremplin a été très importante, car elle nous a permis de lancer notre premier spectacle et la saison pour la Wallonie et Bruxelles. On a eu beaucoup de retours des programmateurs. Ensuite, on a eu la chance de revenir avec notre 2e spectacle, pour jouer la première en Wallonie. À nouveau, on a reçu beaucoup de contrats suite au festival. Au-delà de ça, le public est aussi chouette à Ath.

Avant cette 2e création, vous étiez venues en résidence à Ath. Que vous a apporté l’espace ?

Audrey : Il est difficile de trouver des lieux assez grands pour accueillir la structure funambule, pour pouvoir placer notre fil assez haut, avec un espace libéré pour travailler avec des balanciers à la verticale. Et comme on crée les spectacles pour l’été, on y réfléchit généralement plutôt en hiver. Bénéficier d’un bâtiment qui puisse nous abriter est donc vraiment essentiel. On en retient aussi la beauté de l’ancien du lieu (Halles à Grains), particulièrement inspirante.

Pendant quelques jours, vous êtes revenues chez nous pour imaginer votre nouveau spectacle.

Audrey : Une résidence, c’est toujours un moment privilégié où on reste dans une bulle. Le fait de dormir sur place nous permet de travailler sur d’autres choses que l’agrès : on apprend à se faire confiance et à voir comment nos corps peuvent évoluer ensemble sur la structure. D’autant plus qu’ici, on doit apprendre à connaître Léo qui vient de nous rejoindre en tant que funambule. Chacun a une manière spécifique de marcher sur le fil, avec des points d’appui différents. On découvre l’énergie de Léo petit à petit, en respectant celle-ci, tout en essayant de la bousculer un peu et de la combiner à nos propres énergies.

Marta : On espère revenir à Sortilèges en 2020 et peut-être y faire notre première en Wallonie.

Comment Léo a-t-il débarqué dans votre compagnie ?

Léo : En tant que technicien…

Marta : Oui, c’est en cherchant une personne pour la technique de notre précédent spectacle que nous avons rencontré Léo. On trouvait qu’il avait une personnalité forte et particulière sur le fil. En parallèle, avec Audrey, on avait pour projet de créer un nouveau spectacle. On avait plusieurs pistes, et on a eu envie de voir si on pouvait créer un trio. 

Qui dit nouveau spectacle, dit apprentissage de nouvelles techniques…

Audrey : Le mot d’ordre de la compagnie, c’est la simplicité avant tout.

Marta : On travaille sur le visuel plutôt que sur la prouesse technique, ce qui change du funambulisme traditionnel. L’idée est d’exploiter les multiples façons de faire du fil. Pour chacun de nos spectacles, la technique reste la même, mais il y a un thème différent et une émotion qui amèneront les corps à bouger autrement. On trouve aussi notre singularité dans le fait d’envisager le balancier comme étant partie intégrante du spectacle et du personnage, plutôt que simple outil pour garder l’équilibre.

La création d’un spectacle funambule se passe plutôt dans les airs ou sur la terre ferme ?

Audrey : Dans trois endroits différents : sur le fil, au sol et sur le papier. C’est important d’écrire, de rechercher, de discuter, d’imaginer avant de mettre en mouvement. Donc ça se passe aussi beaucoup dans la tête.

Marta : C’est un spectacle à trois sur le fil. On voudrait travailler sur un câble différent désormais : plus court et placé plus haut. Il représenterait un perchoir sur lequel les funambules créent des sculptures avec leurs corps, en s’appuyant les uns sur les autres. On veut aussi travailler la verticalité, en utilisant à la fois le dessus et le dessous du fil.

La compagnie des Chaussons Rouges… ça ne s’invente pas !

Audrey : C’est très anecdotique… Un jour, Marta avait peint ses chaussons en rouge. À ce moment-là, on aimait bien être ensemble sur le fil, mais la compagnie n’existait pas encore. On a décidé de présenter quelque chose à deux, et pour l’occasion, j’avais aussi peint mes chaussons quelques minutes avant la représentation. Alors qu’on était concentrées sur le fil avant de commencer, le maitre funambule a annoncé « C’est la compagnie… des… ? » et on a répondu sans réfléchir, en repensant à mes chaussons qui n’étaient même pas encore secs…

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