0
RETOUR
déc. 21, 2018 |
CAR | 

Merci Madame

En résidence du 17 au 22.09.2018 et du 25 au 28.03.2019 pour la création de « Bouchérie ».


« Bouchérie », c’est un apéro qu’on partage en famille et entre amis, et qui petit à petit se transforme en auberge espagnole.

Note d’intention :

Le spectacle regroupe différentes démarches artistiques : la manipulation d’objet et de marionnette, la musique, le jeu interactif avec le public, l’esthétique de l’objet ... avec à chaque page, la surprise de l’inattendu. Avec l’objectif d’un raconteur d’histoires, l’artiste souhaite proposer un moment où les gens se retrouvent et se rassemblent pour écouter, ensemble, une épopée.

Une tranche de vie qui pourrait être la nôtre. Peut-être pas dans les faits mais sûrement dans les manières. Ce spectacle, qu’il veut d’abord ludique, plaisant, mais aussi confrontant. Par le biais du jeu, du comique de situation, de situation décalée ... « Bouchérie » vous invite à un autre équilibre de la mécanique parfois instable de la relation entre la manipulé et le manipulateur.?

Présentation de la compagnie :

Créée en 2015 par Jean-François Geubel, la compagnie a la volonté de décloisonner différentes formes artistiques. Le théâtre de rue, la photo, le design, la musique, les expos, les musées, la danse...

Le point de départ de ces propositions, la scénographie principale, c’est la rue. Là où les gens vivent, se croisent, s’entrechoquent. Par différents biais, elle propose au public une autre manière de voir les choses qui nous entourent de les voir autrement.

L’esthétique et le propos sont omniprésents dans les concepts de Merci Madame. Le plaisir, la curiosité et le décalage aussi !

www.mercimadame.be

 

Jean-François Geubel, comédien, et Tanguy Pay, metteur en scène, nous en apprennent plus sur l’élaboration du prochain spectacle de leur compagnie. Une création qui invite à se questionner et qui se veut en constante évolution.

Pourquoi as-tu créé la cie Merci Madame ?

Jean-François : C’était pour me détacher des projets que j’avais avec d’autres compagnies. Je voulais aussi démarrer un solo, et être encadré par de nouvelles personnes avec qui j’avais envie de travailler.

Pour cette création, tu t’entoures de Tanguy…

Tanguy : Ça fait des années que nous travaillons ensemble sur d’autres projets en rue et en salle. Dans le cas de Bouchérie, je joue le rôle de metteur en scène mais, en réalité, j’agis plutôt comme un œil extérieur. Je m’occupe du scénario et de fixer les codes de l’univers.

Et quel est cet univers que vous avez voulu créer ?

T. : Nous sommes partis sur l’idée de parler du milieu de la boucherie. C’est un sujet qui amène des questions sur le monde qui est en train de changer, notamment à propos des modes de consommation et du rapport à l’animal. On veut traiter de l’inconfort ou non avec le fait de manger des animaux ou devoir côtoyer des gens qui le font ou pas. Dans le monde artistique, il très intéressant d’aborder ces propos qui peuvent être embarrassants. Ce spectacle est donc l’occasion pour nous de s’interroger, sans forcément donner de réponses. On n’a pas d’histoire figée : on a une intention et l’objectif est aussi de monter un spectacle qui laisse place à l’improvisation.

Pas facile d’aborder actuellement un sujet comme celui-là…

T. : Nous abordons le sujet de manière apparemment légère pour aller en profondeur et toucher tous les publics. Une touche drôle et ironique nous permet de confronter un personnage, interprété par J.-F., à des situations variées. Ce héros est un boucher un peu fragile et novice, qui doit aller faire son boulot. Mais on se rend vite compte qu’il n’est pas très à l’aise avec ça. Et on torture donc notre personnage de manière clownesque afin d’observer les choses sous un autre angle, pour voir jusqu’où il peut aller.

Le travail de création avance donc bien…

J.-F. : Quand on crée un spectacle, on n’a jamais l’impression de l’avoir abouti. Si on ne lui laisse pas la possibilité d’évoluer, il va très vite s’auto asphyxier. Donc on en est toujours dans l’écriture continuelle.

T. : On a aussi parfois tendance à oublier, dans notre monde accéléré, qu’un spectacle met plusieurs mois voire années à naitre avant de pouvoir tourner pendant dix ans. « Bouchérie » sera présenté pour la première fois lors des Sortilèges 2019, mais ce n’est que le début du projet : on est conscients que cette première mouture évoluera encore en fonction de la confrontation avec le public, de l’improvisation…

Pourquoi avoir choisi de venir ici, au CAR ?

J.-F. : La MCA souhaite soutenir du belge, ce dont on a vraiment besoin. Mais c’est surtout une infrastructure qui accepte que des premières ou des jeunes spectacles soient créés et présentés. Elle va à l’encontre de la tendance actuelle à vouloir uniquement des produits tout à fait finis. C’est aussi un lieu qui nous permet de travailler en toute sécurité, avec les commodités nécessaires et un accueil très correct. On est contents et fiers de pouvoir créer ici, et on a envie de rendre la monnaie de la pièce en proposant quelque chose de bien.

Étant déjà venu au festival Sortilèges, trouvez-vous qu’il a une particularité ?

J.-F. : L’accueil, le sentiment d’être attendu et le fait que la population ait la possibilité de s’approprier une grande partie du festival. Je trouve ça dynamisant, et ça crée une identité au festival. L’équipe a de l’expérience et elle sent pas mal les choses… Il y a une certaine humilité dans l’encadrement de la programmation. Et puis, Ath est une chouette ville.

 

mai 14, 2019 |

La Po’Boys Street Parade recrute !

mai 9, 2019 |

2040 enfants de toutes les écoles fondamentales athoises ont bravé la pluie, ce mercredi 8 mai, pour défiler dans les rues et exprimer leurs revendications pour...

mai 7, 2019 |

Comprendre et aimer les droits culturels en 2’30?

Toutes les news


Nos téléchargements