0
RETOUR
juil. 26, 2018 |
CAR | 

Cie Orange Sanguine

En résidence du 21 au 26.07 et du 9 au 16.08.2018 pour la création de « Le Four à bois – La caravane passe ! »


Un spectacle « boulanger » itinérant
Un spectacle tout frais – qui sent bon le pain chaud – qui sort du four – à consommer sur place sans modération !

Note d’intention :

« Le four à bois, la caravane passe ! » est une initiation tout public à la fabrication de pain au levain, avec comme outil et décor un four à bois mobile et une grande table autour de laquelle partager le savoir-faire de « comment faire son pain ».

L’atelier se déplace en tous endroits : de l’école à des maisons de quartier, de repos aux fêtes et festivals. Mais parallèlement à l’animation artistique, la compagnie travaille et finalise une version théâtralisée.

Présentation de la compagnie :

Jean-François Piazza et Stefan Sattler s’associent à Jeannine Gretler de la Cie Orange Sanguine, comédienne formée à l’École Internationale de théâtre Lassaâd. Avec sa compagnie, elle opte pour un théâtre itinérant accessible à tous, basé sur le mouvement, l’invention, le clown et la musique.

www.orange-sanguine.be

 

Basé sur le mouvement, le clownesque et la musique, le spectacle « Le four à bois, la caravane passe » s’est construit petit à petit, durant presque deux ans. Après avoir posé leur caravane sur les places de Bruxelles et autres évènements, ces artistes ont décidé d’en faire un spectacle. Tentons d’en savoir plus…

Mais qui êtes-vous ?

Jeannine : Je suis la fondatrice de la compagnie Orange Sanguine. Elle existe depuis 20 ans maintenant ! C’est une compagnie de théâtre jeune public, mais qui a toujours fait des spectacles tout public. On aime s’adresser autant aux petits qu’aux grands.

Stefan : Je suis comédien depuis 25 ans. Jeannine et moi, on se connaissait déjà. Par la suite, j’ai rencontré Jean-François.

Jean-François : Quant à moi, je suis boulanger.

Donc, boulanger et comédien ?

J-F : Par la force des choses, oui. La petite phrase que je dis toujours c’est que, finalement, le comédien devient un peu boulanger et le boulanger devient un peu comédien.

Vous venez d’univers très différents, comment vous êtes-vous réunis ?

J : Le théâtre et la boulangerie, c’est une rencontre. On a d’abord voulu, Jean-François et moi, faire une boulangerie itinérante pour apprendre aux gens à faire leur pain sous forme d’animation. Pour cela, il fallait construire la caravane, le four. On a donc fait un appel à projets sur un site de crowdfunding. On a envoyé ça à tous nos contacts. Stefan étant dans les miens, il y a participé et est venu nous voir…

S :… Je leur ai dit que c’était super, un beau projet. Au-delà du fait de faire du pain, c’est aussi une rencontre avec des personnes. Je me voyais bien en faire partie d’une façon ou d’une autre. Ayant fait beaucoup d’animations, je leur ai proposé de les seconder dans un premier temps. Et puis, l’idée d’en faire un spectacle complet à trois est arrivée.

Comment passe-t-on d’une animation à un spectacle ?

S : Il y a eu la difficulté d’enlever les résidus de l’animation et de jouer sur un spectacle entier. Le sujet reste le même, mais l’approche est différente. On veut exprimer les choses théâtralement sans être didactique. Jean-François a dû rentrer dans les codes du théâtre et nous, dans ceux de la boulangerie. C’est une rencontre de deux mondes que nous sommes en train de créer et de terminer à mettre en scène.

J : L’animation, ce n’est pas facile, mais Jean-François fait ça très naturellement. C’est vraiment sa volonté d’expliquer aux gens la simplicité. Tout le monde peut faire son pain, ce n’est pas difficile. Il suffit de mettre la main à la pâte. Quand on commence une création, on commence de zéro. Ici, c’est presque un avantage d’avoir déjà toute cette expérience d’animation. Pendant celles-ci, les personnes nous ont raconté plein d’histoires et du coup, ça nous a donné assez d’inspirations pour le spectacle.

Quel message souhaitez-vous transmettre ? 

J : Le message, c’est surtout que faire du pain est quelque chose d’accessible à tous. C’est du plaisir, pas du travail. Ce spectacle est rigolo, mais on a aussi envie de partager des émotions.

J-F : Dans la symbolique, c’est un peu l’histoire du pain et du levain. Ce qu’on montre finalement, c’est que pour faire du pain, il faut juste mélanger les choses. Nos grands-parents ne faisaient pas tout un cinéma pour en faire. Aujourd’hui, on dit « oui, mais attention, il faut laisser reposer 25 fois, faut ci, faut ça, faut travailler dans ce sens-là », alors que non. On veut vraiment revenir à ce langage de la simplicité. Et si c’est valable pour le pain, c’est valable pour plein de choses dans la vie.

S : Ce qu’on veut, c’est revenir au goût, aux choses simples, sans être moralisateur ou surfer sur la vague du « home made ».

Après vos deux semaines de résidence, que pensez-vous du CAR ?

S : C’est la tranquillité, le loisir de faire une pause, ne pas ranger à chaque fois. On a un four et il prend de la place. Des lieux comme celui-ci, il n’y en a pas 350. C’est une belle infrastructure, on a de l’espace. En fait, on pose nos valises et c’est tout. Un lieu comme celui-ci, c’est du pain béni, sans faire de jeu de mots. C’est finalement toutes les conditions pour permettre toute la créativité dont on a besoin. C’est génial parce que l’énergie ne se dilue pas.

J : Il n’y a pas que le lieu, il y a aussi tout ce qui est autour. Par exemple, pour l’étape de travail qu’on a présenté, c’est la MCA qui a proposé. Après, on va jouer à Huy et normalement, on doit toujours chercher comment faire un banc d’essai juste avant. Ici, ce n’est pas nous qui devons organiser tout ça et c’est très précieux. On est vraiment accueillis et soutenus.

J-F : On sent qu’on est entouré d’une institution expérimentée dans le domaine. Puis, l’équipe est présente, mais discrète. Elle prend une photo de temps en temps, puis repasse sans rien dire. On sait qu’on n’est pas seuls, c’est bien.

Il doit bien y avoir des inconvénients ?!

S : Je ne vois pas vraiment d’inconvénients… On peut rester à loisir, il n’y a pas d’horaires. Peut-être est-ce l’inconvénient, il n’y a pas de limites en fait. Et qu’on est à l’intérieur alors qu’on va jouer en extérieur. On ne sait donc pas si ce qu’on fait va fonctionner dehors.

J : Après c’est pour ça qu’on a l’étape de travail. Répéter dans la rue, on pourra toujours, partout. Répéter à l’intérieur, c’est plus rare.

juin 14, 2019 |

Quand les écoliers donnent leur vision du village…

juin 13, 2019 |

La 31e édition de Sortilèges s'est terminée en beauté... 

mai 9, 2019 |

2040 enfants de toutes les écoles fondamentales athoises ont bravé la pluie, ce mercredi 8 mai, pour défiler dans les rues et exprimer leurs revendications pour...

Toutes les news


Nos téléchargements