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mars 21, 2018 |
CAR | 

Cie des Chemins de Terre

En résidence du 23 au 29.04.2018 pour la création de « Ni cage, ni nid »

« Ni cage ni nid » est un texte poétique d’une trentaine de minutes, dit par une voix fragile, et porté par un musicien sobre. Le spectacle est une œuvre multidisciplinaire alliant musique, théâtre et poésie pour un musicien et un comédien.

L’œuvre se divise en 7 parties en référence aux jours de la création biblique. Elle raconte le réveil progressif de l’Homme, de la réalisation du monde qui l’entoure et de sa progression vers le chaos. Cette critique acerbe du surconsumérisme utilise le prisme de l’adoration religieuse à travers les banalités du quotidien pour mettre en avant l’aspect fanatique que nous offrons à la culture de la consommation.

Un véritable rituel clownesque et philosophique pour la rue.

La Compagnie des Chemins de Terre a toujours joué dans la rue. Ils y resteront et proposeront à qui veut l’entendre une part de ce qui se sait réservé à une caste d’auditeurs. De la « Grande Poésie » et de la « Grande Musique ». Comme le pensait Vilar : l’élitisme pour tous.

 

Première au festival "Sortilèges, Rue et Vous !"
Jeudi 10 mai 2018 - Ath

 

La Compagnie des Chemins de Terre a donc posé ses valises au CAR afin de travailler sur son nouveau spectacle « Ni cage, Ni nid ». Stéphane Georis et Jean Lambert nous expliquent les coulisses…

Votre projet en quelques lignes ?

C’est un rituel clownesque et philosophique. L’histoire de deux frères, presque jumeaux, un peu cinglés. Ils viennent dire un long poème, ils essaient de prévenir le monde que cela ne va pas continuer comme ça. Ils parlent de l’industrialisation, de ce monde qui va très mal… mais aussi de ce monde que l’on peut encore sauver… De manière complètement fantaisiste, poétique et en musique.

D’où vous vient cette idée ?

D’un texte de Timotéo Sergoï, déjà appelé « Ni cage, Ni nid », qui trace cette évolution de l’humanité. L’écriture est basée sur 7 journées qui sont, en même temps, une citation de la création du monde jusqu’à son possible anéantissement. Les deux frères représentent aussi les 7 jours de la semaine et les 7 étapes d’une journée : depuis le moment où l’homme dort, se réveille, passe dans la salle de bain, se prépare à aller travailler, à manger, à sortir, à rencontrer des gens… On part du grand chaos vers la découverte de l’outil par l’homme. L’outil qui va prolonger son geste et qui l’amène à être plus efficace. Et au nom de l’efficience, la machine va s’emballer de plus en plus au risque de l’étouffer et de le détruire…

On a découvert que le texte était aussi la parabole d’un canari ! Un canari qui a observé cet homme né du néant et évolue jusqu’à l’époque contemporaine. En reprenant l’ensemble, on en arrive à une sorte de rituel que certains reconnaîtront. Dans chaque rituel (religieux ou laïque), il y a l’accueil, l’entrée, le développement de l’idée, un cheminement, un cérémonial…

Tout ça a l’air évidemment assez complexe quand on l’explique. Notre jeu clownesque allège un peu le propos. On est dans la poésie en plus du langage, nous devions être plus légers.

Avez-vous rencontré des difficultés ?

La principale était de passer d’une version salle à la rue, d’une version « conservatoire » avec trois musiciens « classique » et deux récitants. Il y a aussi eu des changements et des désistements dans notre équipe.

Quelles sont vos attentes ?

Nous attendons de voir la réaction du public au fait d’amener de la poésie et de la musique contemporaine dans la rue. C’est un défi et ça nous plaît.

« Compagnie des Chemins de Terre », drôle de nom quand même !  

Un jeu de mots avec la compagnie Chemins de fer. À l’époque des répondeurs automatiques, cela faisait rire : « bonjour, vous êtes bien à la compagnie Chemins de fer ». On est situé à la campagne, le contraire de la route en tarmac tracée toute droite vers la ville. Avec l’envie de faire du théâtre populaire, on est, en effet, plus sur les chemins de terre que sur l’autoroute. C’est un revenir à marcher, à parcourir de courte distance, il y a un esprit. Au-delà du jeu de mots, ce n’est pas du tout anodin, on est plus ruraux qu’urbains.   

Contents d’être venus chez nous au CAR ?

En premier, merci beaucoup pour l’accueil. C’est un lieu de résidence où l’on peut poser nos bagages, monter notre décor… Répéter pendant une semaine, cela nous fait du bien et nous plaît beaucoup. 

On peut véritablement ne penser qu’à ça, dans un moment où justement nous sommes en train de rassembler toutes les idées. Le fait de pouvoir être au CAR, jour et nuit, c’est tout à fait précieux à cette étape de la création, c’est évident !

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