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déc. 12, 2017 |
CAR | 

Cie Les Vrais Majors

En résidence du 12 au 23.03.2018 pour la création de « Der Menschenfresser Berg… ou la Montagne » (titre provisoire)

Théâtre

Leur nouvelle création est une adaptation d’un film allemand des années 30 sur l’alpinisme et la haute montagne.

La montagne est un monde en soi… Avec ses propres règles, ses codes, son jargon, ses héros, ses aventures épiques et ses drames. Dépassement de soi et de ses limites physiques, combat contre la nature, ivresse des sommets, quête de sens, de spiritualité, exploit humain, flirt avec la mort.

Cet univers est vite apparu, pour les artistes, comme un matériel excitant et particulièrement théâtral. Les comédiens, toujours prêts à faire rire, vont se jouer d’eux-mêmes, prendre le risque de la vulnérabilité, laisser entrevoir leurs faiblesses, leurs failles et surtout, rire d’elles. 

Note d’intention

La compagnie a une envie urgente de créer un nouveau spectacle. Les quatre artistes ont une vraie soif d’aller plus loin dans leurs pratiques. Elle propose aujourd’hui ce « documentaire » décalé, loufoque, explosif et ludique, sur les ascensions en haute montagne. La première technique, qui teinte toutes les autres, est celle du jeu clownesque. Un travail corporel et visuel sera développé par le biais notamment du mime et de chorégraphies.

Visitez le site de la compagnie...

 

Les Vrais Majors à l’assaut de la Montagne !

La compagnie « Les Vrais Majors » a posé ses valises au CAR pendant deux semaines, afin de travailler sur son nouveau spectacle « DER MENSCHENFRESSER BERG – ODER DIE BESTEIGUNG, DIT BJØRG SCHAFFERS LEBEN KOSTETE – ou La Montagne (titre provisoire) ». Quentin Lemenu et Manu Lepage nous expliquent les coulisses…

Votre spectacle en quelques mots… ?

C’est l’adaptation d’un film allemand de 1930 sur la montagne. Une histoire formidable, épique, rocambolesque, une ascension. Notre création met en scène une compagnie de Théâtre de Rue qui tente d’adapter ce récit à leur discipline. Le spectacle prend la forme d’une étape de travail après deux semaines de résidence. Les principaux thèmes abordés sont l’Amour et la Mort, Éros et Thanatos. Le 2e grand sujet est la création elle-même, il y a une sorte de mise en abîme, de « méta » théâtre, où l’on questionne notre pratique, la place du public et du metteur en scène. Et bien sûr, nous évoquons le thème de la Montagne. 

Vous choisissez d’aborder le spectacle sous deux angles différents : celui du spectacle à proprement parler et celui du processus de création. Quels sont les avantages/contraintes de ce traitement ?

Au départ, nous voulions faire un spectacle sur la Montagne, parce cet univers nous attire. Nous avions envie de jouer sur la verticalité, travailler sur la hauteur, chose rare en Théâtre de Rue. Nous avons cherché un peu dans tous les sens, et nous nous sommes rendu compte que cette recherche était aussi intéressante si pas plus que le sujet lui-même. Nous avons donc légèrement décalé le propos vers la vie d’une compagnie qui crée un spectacle. Cela instaure deux temporalités : ce qui se passe dans la montagne et le moment de la répétition avec le public. Les deux histoires avancent en parallèle. La difficulté est de bien marquer les différences, de ne pas être toujours dans le même registre de jeu. Il faut aussi trouver les codes : comment jouer les Allemands du film et comment nous « jouer nous-mêmes » ?

Quelles sont vos intentions ? Un message particulier à faire passer ?

Il y a tout d’abord une intention de proposer quelque chose de nouveau. En 10 ans, nous avons produit plusieurs spectacles, mais en gardant les quatre mêmes personnages. Nous voulions nous renouveler, changer la dynamique du groupe. Concernant le message, on veut lever un peu le voile sur les coulisses de la création et dédramatiser la vie d’une compagnie, en proposant au public de rire avec nous. Nous ne cherchons pas à dénoncer quelque chose, à nous prendre au sérieux ou à créer la révolte. Il y a aussi, peut-être, une volonté de réconciliation avec le peuple allemand. Nous avons d’ailleurs choisi le film d’un cinéaste qui fait partie des rares cinéastes allemands de cette période à ne pas avoir été taxé de nazi, donc nous sommes contents.

Quel est votre processus de création et quelles en sont les étapes ?

Nous avons commencé à réfléchir au spectacle il y a plus d’un an et demi, à raison d’une question par mois. Ayant tous d’autres activités complémentaires, nous ne faisons pas que ça non plus. Nous partons de nos envies, nous questionnons notre urgence, ce qui demande une écoute attentive de nous-mêmes. Nous faisons aussi beaucoup d’impro entre nous, des petits jeux, nous essayons de nous nourrir en allant voir des spectacles, en regardant des films, en lisant des livres. Nouveauté : travailler avec un metteur en scène, Christophe Andral de la compagnie française Bougrelas. Aujourd’hui, nous en sommes à quatre étapes de travail publiques, et, à chaque fois, ça donne quelque chose de différent. Il y a une forte interaction avec le public, nous avons besoin de voir où et comment ça réagit.

Vous vous êtes entourés de nouveaux membres. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

Nous cherchions quelqu’un avec des capacités d’écriture et de mise en scène, qui connaît le secteur de la rue, et surtout, capable de nous tenir. À l’époque, nous étions quatre garçons dans la fleur de l’âge et nous pouvions être assez ingérables. Il fallait quelqu’un capable d’imposer un respect par l’expérience. Christophe est un peu devenu le « papa » de la compagnie. Linde Carrijn, jeune comédienne flamande, a aussi rejoint l’équipe. La collaboration se passe très bien avec tout le monde. Et avoir une fille dans l’équipe, finalement, ça nous canalise et change la dynamique du groupe. 

Comment se déroule votre résidence au CAR ?

Avant d’aborder ce point, nous aimerions remercier la MCA pour la confiance qu’elle a placée dans le spectacle et dans la compagnie depuis ses débuts. Nous sommes revenus plusieurs fois depuis, autant en résidence au CAR qu’au festival Sortilèges, c’est un partenariat fidèle et solide. Nous sommes très sensibles à la sympathie et au sens de l’accueil de l’équipe, ainsi qu’à la liberté qui nous est laissée. On nous ouvre la porte en nous disant « Vous êtes chez vous ». Nous aimons aussi expérimenter dans un lieu aussi grand, que nous n’avons pas peur de salir et de mettre en désordre. Ça permet de se concentrer sur la création, on se retrouve en immersion, hors des petits problèmes de la vie courante. Cette fois-ci, la résidence était plutôt « technique », nous avons pu tester notre table son avec un technicien de la MCA. Il nous a expliqué comment elle marchait, ce qui nous aidera tout au long du spectacle.

Des souvenirs à nous raconter avec le Festival « Sortilèges, Rue & Vous ! » ?

C’est un chouette festival qui reste familial et de taille humaine. Il prend souvent des risques dans sa programmation, en choisissant des spectacles qui ne sont pas sûrs, des compagnies qui débutent. C’est un vrai « Festival-Tremplin » qui arrive tôt dans la saison et permet de montrer de nouvelles choses aux programmateurs et professionnels. C’est un festival très respectueux des gens avec qui il travaille. Nous nous souvenons d’une photo de notre première sortie en majors en rue, avec les costumes neufs, la première fois où nous rencontrions le public dans la peau de nos personnages. D’une autre fois aussi où nous devions faire des allers-retours parce que nous jouions sur un autre festival en même temps. Et aussi d’un spectacle génial : « L’Oiseau Bleu ». C’était un comédien français qui faisait des trucs vraiment barges. Il a fait fuir la moitié de son public, mais celle qui est restée s’en souvient.

 

 

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