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déc. 12, 2017 |
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Cie Be Flat

En résidence du 26.02 au 04.03.2018 et du 26.03 au 01.04.2018 pour la création de « Follow me »

Cirque

Cette jeune compagnie gantoise aime jouer avec l’espace public, dans des lieux du quotidien. Pour cette création, leur complice ? Une échelle. Arpentant les rues du centre-ville d’Ath, vous aurez l’occasion de devenir un « follower » et vous vous demanderez finalement si tout est réellement planifié…

 

Note d’intention

Le spectateur reçoit un ticket et devient un « follower ». Un duo acrobatique est découvert parmi le public et les artistes se déplacent avec lui. Le spectacle est basé sur le quotidien avec une interprétation cirque qui détourne l’ordinaire en extraordinaire. Ensemble, avec les spectateurs, les artistes voyagent dans les rues à la recherche de rencontre. Ils souhaitent stimuler des rencontres réelles entre des cultures différentes et que le public puisse voir chaque moment du spectacle avec son propre regard.

Un instant partagé entre artistes, followers et citoyens. Les citoyens ne sont pas des followers, mais sont peut-être les plus intéressés par ce qu’il se passe dans leur environnement. Pour chaque présentation, la forme est adaptée au quartier proposé par l’organisateur. La communication avec les habitants du  quartier est centrale au projet. Plusieurs d’entre eux seront appelés à devenir artistes lors de la prestation.

Dans ce voyage, les comédiens prennent la liberté d’investir les rues, le mobilier urbain comme scène mobile. Quant à leurs agrès, l’échelle, ils l’utilisent depuis 4 ans et trouvent toujours de nouvelles possibilités.

 

Présentation de la compagnie

Be Flat est une jeune compagnie de cirque et de théâtre de rue, créée par Ward Mortier et Thomas Decaesstecker. Tous deux sont circassiens actifs et professeurs de sport diplômés.

Leur grande passion est le mouvement acrobatique. Une approche musicale ponctue également leurs créations.

 

 « Be Flat », est une jeune compagnie de cirque composée des Gantois, Ward Mortier et Thomas Decaesstecke. Grands passionnés des mouvements acrobatiques, ils ont décidé de les partager en créant le spectacle « Follow me ». À côté de ces défis physiques, ce duo souhaite faire réagir sur la place grandissante qu’ont les smartphones dans l’espace public. Stimuler des rencontres, faire vivre une expérience commune aux spectateurs est l’objectif de cette première création.

Pouvez-vous nous en dire plus sur votre duo ?

Nous sommes tous les deux issus du « parkour », discipline sportive qui consiste à franchir successivement divers obstacles urbains ou naturels, par des mouvements, agiles et rapides et sans l’aide de matériel. On vient de la rue, en quelque sorte, c’est d’ailleurs là que nous nous sommes rencontrés il y a déjà 10 ans ! À force de se croiser lors de parkour dans différentes villes, une réelle amitié s’est construite et nous avons découvert ensemble le cirque. C’est à partir de là que le jeu sur scène, le jeu en duo a commencé. Il a ouvert tout un nouveau monde, plus que le simple fait d’exercer la discipline. Sur scène, il y a énormément de possibilités et c’est ce qui nous manquait dans la pratique du parcours qui n’est, au final, que du mouvement.

Dans votre spectacle, les rues sont utilisées comme scène mobile. Comment choisissez-vous les espaces de jeu ?

Ce n’est jamais notre choix, car nous demandons d’abord aux organisateurs quels quartiers sont mis à disposition. C’est la base du parkour, on n’adapte pas l’environnement à notre pratique, mais c’est nous qui nous adaptons ! Nous n’avons pas vraiment de structure pré-établie pour notre spectacle, nous définissons un point de départ et un point d’arrivée qui dépend totalement de la constitution des rues et des éléments que l’on y retrouve. On puise dans cet environnement pour créer le spectacle. D’où l’importance de trouver le bon itinéraire dans les propositions qui nous sont faites.

D’où vous est venue l’idée du spectacle « Follow me » ?

Nous avons l’impression que, depuis quelques années, les Arts de la Rue et l’espace public dans sa globalité sont, en quelque sorte en « danger » avec l’apparition du monde virtuel qui est de plus en plus présent dans nos vies. Si quelque chose se passe dans la rue, la plupart des personnes prennent la liberté de sortir leur smartphone et de filmer ou photographier. Pour nous, c’est impératif de vivre l’instant, plutôt que de garder une trace de quelque chose qu’on n’aura, au final, pas vraiment vécu, puisqu’on était concentré sur notre écran. On est parti de ce constat pour créer le spectacle. Nous voulons réunir les gens, les faire bouger ensemble, leur faire vivre ce moment, cette expérience l’un avec l’autre.

Vous êtes sélectionnés pour le Tremplin du festival « Sortilèges, Rue et Vous ! ». Comment voyez-vous cette opportunité en tant que jeune compagnie ?

Tout d’abord, nous avons pris connaissance de l’appel à projets du « Tremplin » grâce à notre dramaturge, Craig Weston, qui nous aide beaucoup pour l’ensemble du spectacle. La MCA nous a contactés pour nous annoncer la nouvelle. Nous avons été très surpris par l’ouverture d’esprit et l’intérêt que la structure portait à notre proposition de création. Nous avons vraiment ressenti du soutien et de la compréhension lors de nos discussions. 

Comment pressentez-vous ce moment, de vous produire au festival ?

On ne peut jamais vraiment prévoir comment les choses vont se dérouler. Le spectacle ne sera jamais le même, il y a toujours un côté incertain et imprévisible. Le jour du festival, non seulement il y aura toutes ces choses qui relèvent de l’imprévu, mais il y aura aussi la découverte d’un public. La nervosité est donc là, oui, et, en même temps, c’est très excitant. On se prépare comme on peut, avec notre vécu, nos compétences, notre bagage.

Quels sont vos souhaits sur le long terme ?

L’idéal serait que l’on puisse visiter d’autres pays, et prendre connaissance des règles formelles et informelles propres à chaque endroit dans lequel on se rendrait. Récemment, nous sommes allés en Turquie. Sur place, on s’est imaginé comment on pourrait concevoir une représentation là-bas, ce qu’on n’a pas pu faire concrètement, car nous y étions pour un autre projet. Dans certains pays, notre pratique existe peu, voire pas du tout, et ne peut pas toujours s’implanter dans l’environnement. Ce serait un réel challenge que de jouer face à des personnes non habituées. On aimerait partager notre création avec eux, leur faire découvrir notre monde ! Et pas seulement en Turquie… en Amérique du Sud, dans les Balkans… partout !

 

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